Le Blog des colles...

Un musée accessible...

Après la rénovation totale de la (très grande) cage d'escalier du musée de l'art du collage, mise en place d'une rampe d'accès (fixe) pour personne à mobilité réduite.
Si j'arrivais à me débrouiller avec les fauteuils roulants lors des visites, cela était très compliqué avec les fauteuils roulants électriques, particulièrement lourd. A présent la rampe d'accès facilite l'entrée (et la sortie) des personnes à mobilité réduite, et en fauteuil roulant. Merci à celles & ceux qui soutiennent le (seul) musée de l'art du collage et donc l'association des Amis du musée Artcolle. On avance - sans mauvais jeu de mots - et si nous avons la rareté d'être un musée dont l'entrée est gratuite , il est bon que cette entrée soit accessible à toutes et à tous. 
Collagistes, nous soutenir coûtent l’équivalent de 2 exemplaires d’un programme télé - n'hésitez pas à éteindre votre poste de télévision cinq minutes, et à soutenir le seul musée consacré à l'art du collage .

Un musée à lire...

Un musée à lire ...
J'ai profité de la visite d'un groupe au musée Artcolle la semaine dernière pour faire un test grandeur nature d'un projet en cours et dénommé si justement " Un musée à lire " et qui consiste à mettre à disposition du public des fiches (plastifiées, et en double exemplaire, réparties suivant les salles et les œuvres concernées) qui ne sont pas des notices biographiques ou des cv artistiques mais une douzaine de textes relatifs à des œuvres que le musée de l'art du collage a en sa possession. Ces textes comportent un titre commun, et au final assez fidèle à la réalité - d'Arrêt sur collage, puisqu'ils n'apportent en l'occurrence qu'un éclairage personnel - et donc tout à fait subjectif - soit sur l'œuvre, soit sur la démarche artistique de l'artiste, soit sur le souvenir d'une rencontre.
Ce sont des textes sur des œuvres de Jiri Kolar, Silvia Netcheva , Jorge Rodriguez de Rivera, Bertrand Athouel, Agnès Cukier, Cordula Kagemann, Hélène Michel Donadieu, Catherine Eugene, Ca.bo Etmonoeils, Pascale Nesson, etc. 
Et cette première expérience s'est avérée très positive - si les visiteurs passent et s'attardent devant certaines toiles - comportement logique dans un musée ou une salle d'exposition - dès qu'ils s'aperçoivent de l'existence de ces fiches mise à leurs dispositions, ils retournent devant l'œuvre - fiche en main - afin d'en réaliser une seconde lecture.
C'est d'ailleurs pour moi-même une étrange sensation que de regarder les spectateurs décrypter à nouveau l'œuvre à travers ma propre vision plumitive - ou d'essayer d'en déceler l'angle affûté à travers les lignes : comme une appropriation de certaines œuvres à travers mes mots, transformant l'œuvre du pré-texte en prétexte de lecture.
Ayant renouvelé ce jour même l'expérience avec un autre groupe de visiteurs, le résultat en est tout autant concluant, et le temps de visite du musée tout autant augmenté : les fiches resteront donc en place pour la prochaine saison estivale.
Il n'est bien sûr pas question d'écrire 130 fiches sur les 130 œuvres actuellement exposées, mais cet " Arrêt sur collage " ne fait au final que de commencer.
Des millions de collagistes, un seul musée consacré à l'art du collage

Rénovation au musée de l'art du collage

merci aux 40 adhérents de l'association des amis du musée Artcolle - sur 8000 collagistes en contact - qui s'intéressant à l'art du collage au-delà de leurs propres travaux soutiennent le seul musée consacré à l'art du collage.
À ces vrais passionnés de l'art du collage voici une bonne nouvelle : la restauration totale de la cage d'escalier du musée - si les trois salles ouvertes actuellement au public sont forts belles et toutes neuves ou quasiment - l'escalier menant des salles du rez-de-chaussée à celle du premier étage était dans un état... calamiteux.
A présent cette cage d'escalier est en court de restauration : coût de l'opération : 5000,50 € - si éventuellement l'association avec ses 40 collagistes passionnés aurait pu prendre en charge le 0,50 euro de la facture - nous rééditons en ce moment 2500 exemplaires de la plaquette du musée Arcole pour inonder les offices de tourisme et les syndicats d'initiatives, etc., ce qui accapare totalement les finances, et donc les cotisations à l'association de cette année - Dieu merci la mairie prend en charge la totalité des frais. Bien sûr, il s'agit de la restauration de son bâtiment - et donc de son patrimoine - mais comme ce bâtiment abrite le musée Artcolle, c'est tout de même, à l'heure de la disette financière des petites communes, un geste fort envers l'art, et plus précisément envers celui de l'art du collage.
Merci pour cela.

A l'atelier collage...

A l'atelier collage mes petits bouts de choux ne sont pas des pots de colle....

Artcolle Magazine N°9

Artcolle Magazine N°9 avec Cordula Kagemann Matthew Rose Galliot Michel Jorge Rodriguez de Rivera etc. : 52 pages consacrées à l’art du collage


Au revoir Lucile

Au revoir Lucile.

Elle fut le point d'orgue de l'association Artcolle de 1994 à 1999 - époque héroïque où il fallait tout construire et monter une collection d'œuvres pour le musée Artcolle et assembler et rechercher de la documentation pour son centre de documentation, alors qu'à l'époque il n'y avait ni musée, ni centre de documentation : c'est dire à quel point il fallait travailler quotidiennement triplement, et être triplement persuasif.
Je brossais les grandes lignes du travail à répartir, Lucile assurait la coordination du travail et condensait les résultats, en dehors du fait que nous-même travaillions quotidiennement séparément ou ensemble pour les mêmes objectifs, et ce, il faut l'avouer, comme larrons en foire - car nous partagions tous deux le goût du travail bien fait mais aussi celui de l'humour, de la fête et de la rigolade, que l'on nomme en d'autres circonstances celui de l'amitié. Tout cela était fait chaque jour après l'horaire consacré à nos employeurs respectifs, qui eux n'avaient aucun rapport avec l'art du collage et encore moins avec l'association Artcolle.
Chaque semaine, durant six ans, nous nous réunissions tous deux ou avec d'autres membres de l'association - voire même avec l'ensemble des membres de l'association Artcolle, dans notre fief associatif, un bar du marais (La Picolthèque, 3 rue Ferdinand-Duval, 75004 Paris, métro Saint-Paul : c'est comme si cela était hier...) - et comme le rendez-vous était toujours fixé pour 19 heures, et que ni elle ni moi ne rechignions à boire un deux trois petits verres, ces réunions prirent vite son nom de famille comme appellation : 19 heures, était devenue l'heure de la Perault !
Lucile Perault, collagiste passionnée - c'est-à-dire aimant l'art du collage bien au-delà de sa propre production et se consacrant avant tout à la connaissance et la reconnaissance de cet art - ç'est à cela où l'on reconnaît les seuls vrais passionnés - était marquée par les stigmates de l'amour : la joie de vivre, le goût du partage, et un sourire lumineux, quelles que soient les pénombres des cieux .
Notre luciole s'est éteinte, dans son sommeil, à l'âge de 62 ans, il y a quelques jours, à Béganne (Morbihan).
Notre complicité était au sein de l'association Artcolle comme légendaire - amie, comme cul et chemise, et frère et sœur bien au-delà des apparences associatives - c'est entre autres en sa présence que j'ai signé chez le notaire l'acquisition de ma maison de Plémet, il y a quelques années - puisque nous n'avons jamais cessé d'être l'un de l'autre, même dans la perspective d'être et de devenir l'un sans l'autre. Notre confiance absolue - tous les premiers contacts envers les grands maîtres de cet art - tels Kolar, Villeglé, Mandeville, Coaquette, Fitzia, Dorny, etc. ont toujours été effectués en sa présence - et notre passion commune pour créer un musée consacré à l'art du collage, envers et contre tous et tout, ont fait que le rêve devienne, du fait du travail et la passion pour cet art répété quotidiennement durant tant d' années, une réalité.
Lucile s'en est allé partager son fou rire communicatif dans un autre monde : elle qui savait si bien cacher ses soucis personnels tout en étant à l'écoute de ceux des autres - amis ou étrangers - mérite bien plus que ces quelques mots hasardeux, et ces piètres lignes.
Avec elle j'ai vécu la dispersion - quel joli terme ! - mais, en fait, la disparition - de l'œuvre de Lyly Désigne, celle de Maguy Paillet, et de tant d'autres artistes qui avaient en commun le fait qu'ils étaient non considérés en tant que tel par leurs familles ou par leurs ayant droit. 
Les œuvres de ces artistes ont fini tôt ou tard dans des poubelles anonymes.
Que Dieu fasse que cela ne soit pas le cas pour l'œuvre de Lucille, et que nous puissions accrocher une de ses toiles à l'exact endroit où est sa place : celle de l'éternité de l'artiste collagiste, c'est-à-dire au musée Artcolle, le seul musée consacré à l'art du collage, et à ses acteurs.